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Récit de cette 1ère édition du Marathon de Pau

Magnifique, technique et plein de pièges, un panorama a coupé le souffle, une organisation pour ce premier rendez-vous sans failles, un cadeau à l’arrivée digne de l’effort consenti, bref à conseiller pour l’année prochaine.

Pourtant cela démarre mal. Mon dossard, réglé 15 jours avant, demeure introuvable. Heureusement, j’ai à faire à un organisateur consciencieux et certainement athlète qui avec son sourire, sa bonne humeur communicative a su transformer un stress naissant (toujours préjudiciable à 1 heure du départ) en une confiance absolue dans sa capacité à trouver une solution à ce désagrément. 15 mn avant le départ, j’accrochais le dossard d’un athlète qui n’était pas venu le réclamer.

C’est donc sous le nom d’un inconnu, par cette matinée bien fraîche que ce 1 er marathons de Pau démarre du Palais Beaumont. Pour commencer, une visite guidée de 10 km dans Pau, avec une seconde de lucidité inoubliable. A la fin d’une des nombreuses rues empruntées, un virage à 90°. Dans la tourmente du départ, mon esprit est concentré sur le trottoir à éviter, ce concurrent à doubler ou à ne pas gêner, sur mon rythme avec tout son stress en ce début de course, la ceinture de ma gourde mal serrée, bref je suis à fond dans la course. Et voilà ce virage, et voilà que je lève ma tête pour le négocier et en face de moi…les Pyrénées. Sur une toile bleue, jaillit cet horizon déchiqueté avec ces pics et ces sommets couverts de neige et je prends une baffe, je sors de mon état second, de ma concentration devant toute cette beauté. Cela n’a duré qu’une seconde, c’était très éphémère mais c’était magique et féerique.

Ensuite, nous quittons Pau pour Gan avec son 1 er pièges. Nous sommes sur une piste cyclable, rectiligne et sans difficulté apparente et pourtant muni de mon cardio, je m’aperçois qu’il s’affole légèrement. Je décide de diminuer mon rythme, je dois être dans un mauvais jour. Bien m’en a pris car nous allons subir 9 km de faux plat jusqu’à Gan et pour conclure cette moitié de course, une montée bien abrupte d’1km ½. Ce 1 er semi détient tous les ingrédients pour brûler les réserves et le piège se trouve dans la gestion de ce début de parcours.

Car pour le 2 ème semi, des réserves il va en falloir. Si, en moyenne il descend, il est parsemé de petites bosses pour casser le rythme et surtout il finit au 38 ème par une splendide montée de plus d’1km. Il reste ensuite à filer vers la ligne d’arrivée et de vider le restant d’énergie. Comme récompense, une médaille et surtout un polo technique Asics d’une valeur de 45 € (pour un engagement de 25 €). Pour ma part, l’organisateur m’attendait pour me signaler que mon dossard était maintenant à mon nom (quand je vous dis que l’organisation est irréprochable), que j’ai doublé pas mal de participants sur la dernière montée et sur les 2 derniers km et que mon bonheur était total d’avoir su gérer cette course comme il fallait, surtout en revenant d’une belle tendinite qui m’a écarté des compétitions tout de cet été.

En résumé, une course que je conseille vivement car des marathons dans le coin il n’y en a plus et rien que pour ça il faut le soutenir. De plus,

J-Pierre Laulhe